1922-affiche de la milice paramilitaire ReinhardLe Traité de Versailles limite de manière draconnienne le nombre de soldats de l'armée allemande. Le gouvernement  décident alors de contourner la restriction en utilisant des forces d'appoint non officielles.

Les Volkswehren (gardes civiques) sont chargés de "protéger les casernes". Les Zeitfreiwilligen (engagés temporaires) servent de "renfort provisoire" à l'armée.

La Technische Nothilfe (troupe de secours technique) rassemble des civils qui, en cas de grève générale, sont chargés d'assurer le bon fonctionnement des services publics.

Les Einwoherwehren (gardes des habitants) sont des milices civiles, encadrées par des officiers. Leur rôle (non officiel) est de neutraliser les mouvements révolutionnaires. Toutes ces formations fonctionnent sans ordres écrits, sans traces.

Elles sont financées par les industriels allemands qui craignent un coup d'état communiste. Le colonel von Schleicher, ministre de la guerre, ordonne (oralement) au commandant Buchrucker de rassembler clandestinement des stocks d'armes dans toutes les régions d'Allemagne. Officiellement, von Schleicher nie l'existence de troupes parallèles.

Von Seekt, chef d'état-major de l'armée, admet qu'elles existent mais "n'ont été créées que pour satisfaire à des conditions particulières". Dans plusieurs régions d'Allemagne, de nombreuses milices paramilitaires rassemblent des anciens combattants, nationalistes et anti-bolchéviques, prêts à combattre une révolution communiste.