1984-KadhafiUn accord signé à Tripoli le 17 septembre prévoit que les troupes françaises et libyennes partiront en même temps du Tchad.

Les USA et le Tchad affirment qu'ils possédent des preuves que la Libye a gardé de nombreuses troupes sur place : elle a ostensiblement effectué un retrait mais il n'était que très partiel. 

La France décide alors de retarder son départ. 

Face au risque de dérapage qu'implique une telle situation, Muammar el-Kadhafi, chef de l'état libyen, et François Mitterrand, président de la République française, accepte de se rencontrer au plus vite.

L'entrevue a lieu le 16 novembre, en Crète, en présence d'Andréas Papandréou, premier ministre grec.

La discussion entre les chefs d'état libyen et français est entièrement consacrée à la recherche d'une solution pacifique au problème tchadien.

La France décide alors de montrer sa bonne volonté : ses troupes mettent fin à l'opération Manta et se retirent progressivement du Tchad.

Mais leur départ ne règle absolument pas le problème.

En effet, le dirigeant tchadien Hissène Habré clame haut et fort qu'il n'a aucune garantie que les troupes libyennes feront de même et qu'il n'est pas certain de pouvoir enfin gouverner son pays...