Charles De GaulleLe 6 juin au matin, le Conseil National de la Résistance déclenche l'insurrection contre l'occupant et le général de Gaulle déclare que "la bataille de France est la bataille de la France !".

De leur côté, les américains craignent surtout de voir la résistance française se transformer en un mouvement subversif, ce qui contrarierait les plans qu'ils ont préparé pour l'après-libération.

En effet, ils ont prévu de mettre en place, en Italie et en France, un régime militaire nommé AMGOT. A la radio, dés le 6 juin, le général américain Eisenhower ordonne donc aux français d'attendre et d'obéir à ses ordres. Des billets de banque en francs d'occupation ont été préalablement imprimés, à l'insu du GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française).

Des milliers d'officiers américains ont déjà reçu leur ordre de mission pour administrer la France. Le GPRF, le général de Gaulle et le général Koenig (commandant en chef des FFI) appellent de nouveau les français à combattre l'ennemi sans délai. Le sabotage généralisé et le blocage des routes commencent aussitôt et empêchent les renforts allemands d'arriver en Normandie.

La situation devient insurrectionnelle et, à Londres, les alliés s'en inquiètent. Le général Koenig ordonnent de freiner la guérilla mais n'est plus écouté. Pétain supplie les français de ne pas se mêler de cette guerre. Mais, le 14 juin, le général de Gaulle installe des membres du GPRF dans Bayeux, première ville française à être libérée... Le rétablissement de la souveraineté nationale est en marche !