1924-Calvin CoolidgeLe pieu et laconique John Calvin Coolidge, président des USA, considère qu'un homme qui ne trouve pas de travail ne doit s'en prendre qu'à lui-même.

Se présentant à sa réélection en 1924, il fait face au démocrate John W. Davis, avocat d'affaires des grands banquiers américains. Faisant campagne sur la réduction des dépenses de l'état et sur les réductions d'impôts, Coolidge est facilement réélu. 

Il laisse une liberté totale à la finance et à l'économie : les profits explosent alors et les USA comptent de plus en plus de milliardaires.

Les américains achètent en masse des machines à laver, des aspirateurs, des réfrigérateurs, des téléphones et des postes de radio mais, pour cela, l'ensemble des américains s'endette de plusieurs milliards de $. Le nombre de voitures en circulation passe de 7 à 23 millions.

Des concentrations s'opèrent entre les banques, les industries et les services. Des chaînes de magasins vendent moins cher que les petits commerçants et la vente par correspondance se développe.

Les industriels s'entendent entre eux et fixent les prix et les salaires. Les progressistes du Congrès s'opposent toutefois à Coolidge lorsqu'il veut supprimer la taxe sur les grandes fortunes. Il y parvient cependant en partie.

De nouveaux riches s'installent en Californie et en Floride où le prix des terrains flambe. Dans l'ensemble des USA, 1 million d'agriculteurs endettés et ruinés quittent leurs terres : la mécanisation fulgurante a provoqué une surproduction et l'effondrement des prix. De plus, les impôts locaux augmentent de 30%. Coolidge déclare alors que les fermiers sont d'éternels perdants qui devront apprendre à se débrouiller seul.