1946-Ambroise CroisatAlors que la France est encore occupée par l'Allemagne nazie, le CNR (Conseil National de la Résistance) prépare déjà la mise en place d'un système d'assurances sociales et de retraites.

A la libération, le PCF (Parti Communiste Français) participe pour la 1ère fois de son histoire à un gouvernement et le communiste Ambroise Croisat est ministre du Travail...


Le 22 mai 1946, une loi est votée : 1,5 million de salariés ne sont plus obligés de travailler jusqu'à la fin de leurs jours puisqu'ils vont désormais percevoir une pension de retraite.


En 1947, 5 millions de retraités bénéficient de la réforme d'Ambroise Croisat et du CNR. Cependant, les pensions sont maigres car les caisses sont pratiquement vides.

Jusqu'en 1956, les retraites ne permettent toujours pas de vivre décemment. Le gouvernement décide alors d'instaurer un "minimum vieillesse" qui complètera les pensions insuffisantes.

Le nombre de personnes de plus de 65 ans qui vivent dans la misère passe de 35% (en 1970) à 7,5% (en 1984). Grâce à la Sécurité Sociale, les anciens salariés ne connaissent pratiquement plus la pauvreté.

Le 26 mars 1982, le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy fait voter par le parlement l'abaissement de lâge de la retraite à 60 ans. Mais, en 1993, le gouvernement conservateur d'Edouard Balladur amorce une 1ère contre-réforme. Année après année, le système mis en place à la Libération est grignoté et le nombre de pauvres chez les retraités remonte alors en flèche.