A 8 km. en amont de Fréjus, dans le sud de la France, le barrage de Malpasset a été construit il y a peu. Long de 18 km. et haut de 60 m., il retient désormais 50 millions de m3 d'eau destinés à irriguer toute la vallée en été. En juillet, l'ouvrage bouge de 2 centimètres mais le constructeur n'en est pas informé. A la fin du mois de novembre, d'importantes pluies s'abattent sur la région...

1959- barrageLe 2 décembre, le surveillant du barrage signale une fissure anormale : à 21h14, le barrage céde et  une vague de 60 m. de haut dévale la vallée du Reyran. Elle emporte une cinquantaine de maisons.

En aval, prévenu par la gendarmerie, le curé de Fréjus fait sonner la cloche de l'église. Quelques minutes plus tard, la vague d'eau et de roches atteint la ville et ravage le quartier des Arènes.

Le préfet déclenche aussitôt le plan Orsec mais les secours sont retardés car la nationale 7 est inondée. Vers le 15 décembre, plus de 500 cadavres ont été retrouvés et environ 2000 familles sont sans abri. La pluie continue de tomber, l'eau et l'électricité sont toujours coupés. Le 17 décembre, le général de Gaulle survole Fréjus et s'interroge sur les raisons de cette catastrophe. Une enquête est ouverte...

Sept ans plus tard, la cour d'Aix-en-Provence relaxe les 5 ingénieurs et fonctionnaires inculpés. Le tribunal administratif de Nice met ensuite le Conseil Général du Var en demeure de régler tous les frais du sinistre. Cette décision déchaîne la colère des élus et des habitants... Afin de ramener le calme, le gouvernement français verse alors de nouvelles indemnités aux sinistrés les plus influents.