Paul Ramadier renvoit les ministres communistes au bout de 2 ans et une nouvelle coalition gouvernementale se forme. Elle comprend les députés socialistes SFIO, les radicaux du MRP, ceux de la gauche modérée et une partie de ceux de la droite anti-gaulliste. Elle parvient à gouverner la France pendant 4 ans, malgré la vive concurrence électorale des communistes du PCF et des gaullistes du RPF.

Cette majorité se renforce ensuite des voix de l'UDSR que dirige le jeune François Mitterrand. Antoine Pinay, député de centre-droit du CNI, est reconduit au gouvernement. En 1952, il lance un grand emprunt national dont les titres sont exonérés des droits de successions. La majorité se déchire alors sur le projet de Communauté Européenne de DéfenseAntoine Pinay donne sa démission.

le nouveau franc

En février 1955, Pierre Mendès-France est remplacé par Edgar Faure, lequel rappelle Antoine Pinay au "Quai d'Orsay".

Pinay relance la construction de l'Europe. A  l'ONU, il défend la politique de la France en Algérie, tout en favorisant l'indépendance du royaume du Maroc.

Mais, en janvier 1956, l'opposition du Front Républicain gagne les élections et le gouvernement change.

Le 22 mai, Antoine Pinay rencontre le général De Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises et, le 1er juin, il entre dans son gouvernement comme ministre des finances. En janvier 1959, Michel Debré devient premier ministre. Pour juguler l'inflation, la France dévalue sa monnaie, augmente les impôts et s'impose l'austérité. En désaccord avec De Gaulle sur l'OTAN, Antoine Pinay démissionne en janvier 1960.