1919-Petain entre dans MetzL'orphelin Philippe Pétain est reçu de justesse (403ème sur 412) à l'Ecole militaire de Saint-Cyr.

En 1914, il a 58 ans et n'est que colonel. La guerre lui donne alors une extraordinaire occasion de bondir dans la hiérarchie militaire.

Sa popularité, tant sur le front qu'à l'arrière, lui vaut un abondant courrier d'admiratrices...

Mais Pétain n'entend pas se marier et préfère multiplier les aventures. Chaque fois qu'il quitte le front pour Paris, il retrouve une maitresse, voire 2 à la fois.

En 1918, le vainqueur de Verdun surprend en affirmant  que les allemands vont gagner la guerre.

Deux ans plus tard, à 64 ans, il décide brusquement de se marier. Puis, le maréchal Philippe Pétain devient ministre de la guerre en 1934. Il se met à fréquenter la grande bourgeoisie et, tout en participant aux intrigues gouvernementales, fustige la classe politique.

En 1935, le journal La Victoire titre "C'est Pétain qu'il nous faut !". Pétain pense qu'il peut prendre le pouvoir mais, finalement, préfère faire marche arrière. Par la suite, nommé ambassadeur en Espagne, il ne cache pas son admiration pour le dictateur Franco. Il s'octroie le titre de chef de l'état français en 1940 et collabore volontiers avec l'occupant allemand...

Il propose au maréchal Goering d'échanger la flotte militaire française contre une province allemande. Au nom de la Révolution Nationale, il apporte aux nazis une aide plus qu'efficace dans leur chasse aux juifs et, par conviction politique, fait passer au peloton d'exécution bon nombre des résistants français qui luttent contre l'occupant allemand et contre son régime.