1940-Jacques DuclosFin 1938, Gaus von Ribbentrop, ministre allemand des affaires étrangères et Georges Bonnet, son homologue français, signent un pacte qui signifie à Hitler que la France ne bougera pas s'il entre en guerre en Europe de l'Est...

Mais, le 23 avril 1939, le même Ribbentrop signe avec Molotov, commissaire aux affaires étrangères d'URSS, un pacte germano-soviétique de non agression.

Staline exige alors que tous les partis communistes d'Europe adopte la même attitude bienveillante à l'égard de l'Allemagne que l'URSS. Il affirme que les conflits entre impérialistes ne concernent en rien les communistes.

Staline désapprouve par ailleurs l'idée française de Front Populaire qu'il considère dépassée et critique sévèrement le PCF qui a voté les crédits de guerre de son pays.

En France, le 26 août, le gouvernement Daladier décide de faire interdire les journaux communistes et, le mois suivant, le PCF est déclaré illégal.

Maurice Thorez et la majorité des adhérents du Parti Communiste Français acceptent finalement la ligne fixée par Staline. En mars 1940, les députés communistes sont mis en prison. Au mois de juin, l'armée allemande envahit la France.


Les dirigeants du PCF demande aussitôt à Staline l'autorisation de combattre l'Allemagne nazie : Staline refuse ! Jacques Duclos, un des dirigeants du PCF clandestin, rédige un texte où il appelle au "refus de la servitude et au combat pour une France indépendante". Mais ce n'est qu'en 1941 que ce combat est déclaré prioritaire par Maurice Thorez. Le PCF entre alors dans la lutte armée clandestine.