Ayant repoussé ensemble les ligues d'extrême-droite le 6 février 1934, les socialistes et les communistes français décident de former un Front Populaire uni. Les communistes proposent de l'élargir au Parti Radical. Des élections ont lieu le 6 mai 1936 et les 3 formations du Front Populaire décident alors de se désister au second tour pour le candidat socialiste, communiste ou radical qui est le mieux placé pour l'emporter.

Les élus socialistes passent de 100 à 149, les communistes de 11 à 72 et les radicaux de 160 à 110. Le Front Populaire est majoritaire : il nomme Léon Blum président du Conseil. Contre l'avis de leur dirigeant Maurice Thorez, les communistes refusent de participer au gouvernement. Plusieurs millions de salariés se mettent en grève pour réclamer des augmentations de salaire et une diminution du temps de travail.

Effrayés, les employeurs demandent au gouvernement de Blum d'intervenir. Le 7 juin, les accords de Matignon sont signés. Ils donnent aux salariés les augmentations de salaires demandés et la reconnaissance des syndicats. Puis, le parlement vote une loi qui accorde des congés, payés par l'employeur, et une semaine de travail de 40 heures pour tous les salariés français.

1936-les conges payesLe socialiste Léo Lagrange obtient des compagnies de chemin de fer une réduction de 40% sur les billets de train et plus de 500.000 familles modestes peuvent partir en vacances. En 1938, Léon Blum est battu : la droite, menée par Chautemps, Daladier et Reynaud, remet en question les conquêtes sociales. De leur côté, les employeurs licencient les syndiqués et en dressent des "listes rouges".