En multipliant les attentats, l'Organisation Armée Secrète (OAS) entretient un climat de violence en France. Son objectif est d'empêcher que l'Algérie française n'obtienne son indépendance. De son côté, le gouvernement a interdit les manifestations et réunions favorables à l'indépendance de ce département français. Malgré l'interdiction, des algériens vivants en France organisent une manifestation le 17 octobre 1961...

1962-les 9 morts du metro CharonnePlus d'une centaine d'entre eux est tué. L'OAS n'est toujours pas inquiétée. Le 7 février 1962, 10 attentats à l'explosif prennent pour cibles des hommes politiques de gauche, des journalistes et des écrivains.

La gauche organise alors une manifestation. Le 8 février, 60.000 personnes se rassemblent sur la place de la Bastille.

Maurice Papon, préfet de Paris, et Roger Frey, ministre de l'intérieur, donnent leurs consignes à la police. Alors que la manifestation se termine dans le calme, à la hauteur de la station de métro Charonne, des brigades spéciales de la police charge soudain la foule...

Des centaines de manifestants sont refoulés dans la bouche du métro dont les grilles d'entrée ont été fermées. Le bilan est lourd : 250 blessés (dont 100 graves) et 9 morts. La CGT lance alors un appel à la grève nationale pour le 13 février.

Le même jour, 1 million de personnes se rendent à une marche silencieuse pour rendre hommage à Daniel Ferry, Anne-Claude Godeau, Fanny Dewerpe, Suzanne Martorell, Raymond Wintgens, Hyppolite Pina, Edouard Lemarchand, Maurice Pochard et Jean-Pierre Bernard, les 9 victimes du déchaînement de violence de la police.