Pendant l'occupation allemande, le Conseil National de la Résistance (CNR) prépare clandestinement la création d'une assurance sociale. Ainsi, dés 1945, le CNR met rapidement en place la Sécurité Sociale. Il s'agit d'une assurance solidaire et publique qui permet à chaque français de faire face à ses dépenses de santé. Elle est financée par des cotisations, proportionnelles aux salaires, et n'est gérée que par des salariés.

1967-une des branches de la Securite SocialeMais, en 1947, le gouvernement du président socialiste Vincent Auriol fait voter la loi Morice, laquelle écorne le monopole de la Sécurité Sociale en accordant aux mutuelles le pouvoir d'organiser un système d'assurances complémentaires.

Par la suite, en 1949, des groupes privés comme Malakoff et Médéric obtiennent à leur tour l'autorisation d'avoir leurs propres complémentaires de santé et de retraites. 

En 1958, l'article 34 de la constitution retire aux salariés qui administrent la Sécurité Sociale une partie des pouvoirs que lui a donné le CNR et les tranfére à l'état qui sépare alors l'Assurance chômage de la Sécurité Sociale. En 1967, l'état divise cette dernière en 4 branches : maladie, vieillesse, famille, recouvrement, puis fait entrer les employeurs dans les conseils d'administration de la "Sécu".

En 1975, le plan Durafour met en place un système de financement qui fait progressivement glisser la Sécurité Sociale vers le privé. La réforme Balladur modifie en 1993 le régime des retraites : il faut désormais cotiser pendant 40 ans pour avoir droit à un taux plein. A partir de 1996, le plan Juppé donne aux seuls députés le pouvoir de voter chaque année la loi de finance de la Sécurité Sociale...