1932-Adrien MarquetAu congrès de Tours de 1920, le chirurgien-dentiste Adrien Marquet refuse farouchement que les communistes quittent la Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO).

En 1925, le socialiste Marquet est élu Maire à Bordeaux. Exclu de la SFIO en 1934, il crée alors son propre parti : le Parti Socialiste De France (PSDF), lequel reste un parti local de la région bordelaise.

Les membres du PSF d'Adrien Marquet se recrutent dans certains syndicats ouvriers et dans une bonne partie de la bourgeoisie aisée de Bordeaux.


Tous vouent une grande admiration à la doctrine national-socialiste d'Adolf Hitler et la haute bourgeoisie bordelaise (favorable au maréchal Pétain) adopte Marquet dés 1940.


Le 28 août 1944, Bordeaux est libérée et Adrien Marquet est expédié en prison au fort du .

Une Délégation Municipale provisoire est mise en place. Elle  comprend 4 résistants socialistes et 3 personnalités de la droite bordelaise (dont l'adjoint d'Adrien Marquet et un grand négociant en vin). Gaston Delaunay, l'un des 4 résistants socialistes, est le seul à protester contre la nomination du pétainiste Maurice Papon au poste de directeur de cabinet de Gaston Cusin (Commissaire de la République).

Adrien Marquet est condamné en 1947 et déchu de ses droits civiques. En 1953, il décide de faire son retour en politique et contourne le jugement en parrainant une liste aux élections municipales de Bordeaux. Elle obtient 29% des suffrages, ce qui n'est pas suffisant pour empêcher la réélection du gaulliste Jacques Chaban-Delmas qui obtient 42 %. Marquet, après avoir retrouvé ses droits, meurt en 1955.