1980-epave du DC9 italienLe 27 juin, vers 21 h., un avion italien de la ligne Bologne-Palerme s'abime en mer au large de la Sicile. L'enquête qui est ouverte établit que 11 avions militaires volaient autour de l'appareil civil avant sa disparition. Le porte-avions américain USS Saragota est présent en mer Tyrrhénienne au moment des faits mais, à bord, personne ne sait quoi que ce soit...

Les USA affirment que les radars de l'USS Saragota étaient désactivés à l'heure où l'avion a été abattu. Les enquêteurs découvrent que des avions de chasse français ont décollés ce soir là de la base militaire de Solenzara, en Corse. La France répond que c'est impossible car la base cesse toute activité à 17h. Alexandre Marenches, responsable des services secrets français, prononce alors une phrase étrange...

Il confie aux italiens que "Kadhafi devait être mis hors d'état de nuire et que celà relevait du devoir de plusieurs gouvernements". Les juges-enquêteurs italiens échafaudent alors une théorie selon laquelle l'Armée de l'air française se serait trompée d'avion, abattant par erreur le DC9 italien qu'elle aurait pris pour celui de Kadhafi.

Francesco Cossiga, président du Conseil italien, est convaincu que la France veut éliminer le colonel Kadhafi parce que le Tchad est un pays riche en uranium et que la France, qui entend bien en obtenir l'exclusivité, n'apprécie pas du tout un possible rapprochement du Tchad avec la Libye. Francesco Cossiga comprend aussi que 81 italiens sont morts et que les coupables restent inconnus.