Blessé en 1917, Celestin Freinet reprend son travail d'instituteur en 1920. Militant syndicaliste convaincu, il participe à la création de coopératives et écrit dans la revue L'Ecole Emancipée. En 1924, il amène ses élèves à rédiger et à imprimer eux-même un journal, avant de faire part de cette expérience à des revues pédagogiques. Il crée dans la foulée un réseau de correspondance interscolaire avec des écoles des 4 coins de France.

Celestin FreinetEn 1927, il épouse Elise Logier-Bruno, institutrice et artiste.

Le Congrés de la CGT-U de l'enseignement glorifie son Imprimerie à l'école, laquelle regroupe désormais 40 classes où les élèves apprennent en s'amusant.

En 1928, Freinet crée la Coopérative de l'Enseignement Laïc (CEL). Elise et Célestin Freinet enseignent  à Saint-Paul-de-Vence et la CEL édite en 1932 une revue nommée L'Educateur Prolétarien.

Les dénigrements répétés de l'extrème-droite de Charles Maurras conduisent les Freinet à préfèrer quitter l'Education Nationale.

Ils ouvrent alors une école privée "prolétarienne" à Vence, en 1935. Mais, en 1940, l'école de Vence est fermée par le gouvernement de Pétain : Celestin Freinet est interné dans un camp et les adhérents de la CEL sont déportés. En 1945, Freinet choisit de s'occuper avant tout des enfants victimes de la guerre. 

L'école de Vence réouvre mais, en 1947, le Parti Communiste Français démarre une  violente campagne de calomnies contre la CEL et Freinet (elle durera jusqu'en 1954).

En 1957, une Fédération Internationale des Mouvements d'Ecole Moderne regroupe 10 pays adeptes de sa pédagogie. Celestin Freinet s'éteint en 1966 mais pas sa pédagogie qui, reconnue par l'UNESCO, est désormais présente sur tous les continents.