Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, l'écrivain Robert Brasillach adhère à l'Action Française, un des partis d'extrême-droite qui participent activement à la tentative de coup d'état du 6 février 1934, à Paris. Quelques années plus tard, pendant l'occupation allemande, Brasillach devient rédacteur en chef du journal Je suis partout, lequel tire à 250.000 exemplaires. Dans ses colonnes, Brasillach prône d'inclure les enfants dans l'extermination des juifs.

tombe de Robert BrasillachEn 1944, il entre au journal Révolution Nationale. Dans ses écrits, il glorifie la collaboration avec les nazis.

L'année suivante, la France est libérée : les écrivains collaborationnistes prennent la fuite, Louis Ferdinand Céline au Danemark, Lucien Rebatet en Autriche et Lucien Combelle en Argentine.

Sa mère ayant été arrêté, Robert Brasillach préfère se rendre à la police. Son procès commence le 19 janvier 1945...

Il dure 6 heures, au bout desquelles il est condamné à mort pour intelligence avec l'ennemi. Une pétition demandant sa grâce commence alors à circuler.

Parmi les signataires se trouvent des écrivains et des artistes comme Albert Camus, Colette, Paul Valéry, François Mauriac, Jean-Louis Barrault, Jean Cocteau ou Maurice de Vlaminck. Mais, soumis à la pression du puissant Parti Communiste Français, Charles de Gaulle choisit de refuser la grâce.

Le 6 février 1945, Robert Brasillach est donc exécuté et les collaborationnistes en fuite sont condamnés à mort par contumace. En 1951 et en 1953, 2 lois d'amnistie sont votées : elles permettent aux condamnés de rentrer en France sans être inquiétés. Resté fidèle à la mémoire de Brasillach, Jean-Marie Le Pen, président du Front National (qui n'est alors qu'un groupuscule d'extrême-droite), le fait régulièrement applaudir par les militants.