1936-Jean ZayLe 4 juin 1936, Léon Blum nomme le jeune Jean Zay ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts.

Le brillant jeune homme, avec le dynamisme et la fougue de ses 31 ans, crée le premier ministère de la Culture et prépare 2 projets de loi : l'un sur les droits d'auteur et l'autre sur la protection du cinéma.

Il envisage également la création d'une Ecole Nationale de l'Administration

Jean Zay réforme aussi l'Education nationale en profondeur. Il met notamment en place le collège unique et a aussi l'idée de faire circuler des bibliobus d'une école à l'autre.

Pour contrer la Mostra de Venise, mise en place par Mussolini, il lance le Festival de Cannes.

Louis Lumière doit être le  président du jury de ce 1er festival. En septembre 1939, la première édition est annulé en raison de la déclaration de la guerre. Jean Zay cesse d'être ministre du Front populaire et est mobilisé.

En août 1940, il est arrêté. Etant juif par son père, Jean Zay est doublement détesté par le gouvernement de Vichy. Le gouvernement que dirige le maréchal Pétain l'accuse alors d'avoir déserté en présence de l'ennemi. Comme Dreyfus, il est condamné à la dégradation militaire et à la déportation. Il est ensuite emprisonné à Riom. Le 20 juin 1944, il est finalement sorti de sa cellule par 2 miliciens et abattu non loin de Vichy, dans le bois de Cusset.

Au sortir de la guerre, des projets de Jean Zay se réalisent sans lui : le Festival de Cannes commence sa belle carrière et le Centre National du Cinéma nait d'une loi nationale sur le cinéma. Le gouvernement français possède toujours un ministère de la Culture et, en 1957, le parlement vote une loi qui protège les droits d'auteur. De l'ENA sort chaque année de futurs députés, ministres ou préfets, et nombre de ses réformes scolaires existent toujours.