1961-manifestation du FLN a ParisEn novembre 1954, le Front de Libération National algérien décrète l'insurrection armée. Après les combats qui ont lieu à Alger en janvier 1957, le général Massu prend la présidence d'un Comité de Salut Public.

Le 1er juin 1958, le général de Gaulle reçoit les pouvoirs spéciaux de l'Assemblée nationale. Le 19 septembre, au Caire, en Egypte, un Gouvernement provisoire de la République algérienne est formé. Il est dirigé par Ferhat Abbas.

Un an plus tard, De Gaulle reconnaît au peuple algérien le droit à l'autodétermination. Le 22 avril 1961, 4 anciens généraux français tentent alors, sans succès, un putch militaire.

En Algérie et à Paris, des militants algériens sont tués par des groupes pro-colonialistes ou par des groupes indépendantistes rivaux et des policiers français sont également exécutés par des membres du FLN.

Les syndicats de police demandent à Maurice Papon, alors Préfet de Police de Paris, de faire preuve d'une extrême fermeté. Le 5 octobre, Papon institue un couvre-feu qui interdit à tous les nord-africains de sortir de chez eux après 20h30. En réponse, le FLN appelle tous les algériens de la région parisienne à une manifestation pacifique... après 20h30. Les "français musulmans d'Algérie" subissent alors une terrible repression.

Plusieurs centaines d'entre eux sont tués à coups de matraques ou jetés dans la Seine. Les jours suivant, le FLN appelle leurs femmes à se rassembler avec leurs enfants. Prévenu par les Renseignements Généraux, la police procède à de massives arrestations préventives. Des femmes sont alors conduites dans des cliniques psychiatriques pour y être enfermées. Le nombre de ces algériennes internées n'a jamais été précisément déterminé.