Après la fin de la 2nde guerre mondiale, les dociles malgaches en ont assez d'être traités comme des sous-hommes. Au mois de mars, à l'appel du Mouvement Démocratique de Rénovation Malgache (MDRM), une insurrection se répand dans l'île. Le gouverneur général de Chevigné et le général Garbay ordonnent alors de pacifier Madagascar en réprimant durement cette révolte : 90.000 morts seront officiellement comptabilisés...

1947-prisonniers malgaches


Ce chiffre ne prend pas en compte les cadavres qui ont été jetés aux chiens et ont été dévorés.


Au mois de mai, le MDRM est dissous et des procés ont ensuite lieu. Vingt-neuf indépendantistes et 3 députés du MDRM comparaissent devant le tribunal de Tananarive.

En métropole, des associations s'indignent et financent l'envoi d'avocats. Elles dénoncent alors les atteintes aux droits de la défense que subissent ces 31 malgaches.

Il leur est notamment interdit de communiquer avec leurs défenseurs, de faux témoignages sont utilisés contre eux, et la torture est également pratiquée sur certains. En 1949, le Comité franco-malgache et le Secours Populaire Français (SPF) réussissent à obtenir que les condamnations à mort prononcées soient commuées en peine de prison. Par ailleurs, le SPF organise activement la solidarité avec le peuple malgache...

De grandes quantités de médicaments et de nourriture sont collectées par ses soins. En 1950, est créé le Comité de Solidarité de Madagascar (SCM) que préside Gisèle Rabesahala. L'objectif prioritaire du SCM est d'aider les habitants de Madagascar à accéder à l'eau, aux soins et à l'éducation de leurs enfants. Les malgaches devront cependant attendre jusqu'en 1960 pour obtenir leur indépendance.