1995-Yitzhak RabinEn février 1994, quand  le médecin Barouch Goldstein commet des meurtres au tombeau des Patriarches, son geste est considéré comme un acte de démence.

Cependant, en privé, quelques responsables israéliens font le lien entre ces violences et l'existence de cellules extrémistes dans les colonies.

D'autres évoquent la présence d'activistes religieux clandestins dans l'université de Bar-Ilan et dans les écoles talmudiques.

Le chef du Shin Beth, la sécurité intérieure israélienne, met alors en garde contre les risques d'attentat qui pourrait viser le Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin.

Malgré l'évidente agressivité des extrèmistes religieux à son égard, le gouvernement israélien, soumis à la pression des  politiciens de droite du Likoud, ne fait pas renforcer le dispositif de sécurité autour du 1er ministre...

Dans des villes de Cisjordanie qu'ils considèrent comme leur appartenant, des jeunes religieux ultra-nationalistes provoquent de violents incidents avec les arabes.


Puis, le 4 novembre 1995, une manifestation a lieu à Tel-Aviv : profitant du désordre qu'elle occasionne, Yigal Amir, jeune religieux d'extrême-droite, parvient à assassiner le Premier ministre Yitzhak Rabin.


Avant de commettre son crime, Yigal Amir avait été arrèté plusieurs fois dans des manifestations d'extrême-droite. Malgré celà, il ne figurait pas dans les fichiers des services de renseignements intérieurs et n'était donc pas surveillé. Face aux juges du tribunal de Tel-Aviv, Amir déclare tranquillement avoir agit sous le commandement de la loi rabbinique. La voix d'un religieux, par ailleurs dirigeant du Parti Travailliste, est la seule à dénoncer un "djihad juif".