1er essai nucleaire mondial au Nouveau-MexiqueA partir de 1946, les essais nucléaires américains répandent sur l'archipel des îles Marshall l'équivalent de 1,6 fois la bombe qu'ils ont larguée l'année précédente sur Hiroshima...

En 1958, une fois que les essais sont terminés, les pragmatiques militaires américains demandent aux marshalliens de rentrer chez eux. Ils décident alors d'étudier sur ces populations les effets des radiations.

Alors qu'ils s'apprêtent à faire des expériences d'explosions thermonucléaires sur l'île Christmas en 1956, les autorités militaires britanniques rassurent les populations qui y habitent en leur affirmant que les risques pour la santé sont extrèmement faibles.

Aux USA, en 1959, bien que travaillant à 1500 km des sites d'essais atomiques du Nevada, des universitaires de Saint-Louis du Missouri détectent du strontium 90 dans les dents de lait des enfants de la ville.

Les responsables soviétiques de l'Académie des Sciences de Moscou déclarent en 1961 que les cancers développés par les habitants des villages proches du site d'essais nucléaires de Semipalatinsk n'ont d'autre origine que la malnutrition. 

La France décide de faire des essais aériens en Polynésie : à partir de 1966, et pendant 8 ans, les polynésiens vont devoir supporter les explosions de l'équivalent de 6,6 fois la bombe d'Hiroshima...


Face aux protestations des populations qui subissent ces essais, le Comité interministériel pour l'information du gouvernement français déclare en 1973 que les tirs atomiques effectués sous ballon, à 500 mètres d'altitude, sont propres et inoffensifs.


A Pékin désormais, les autorités chinoises organisent des visites touristiques sur le site d'essais nucléaires de Lop Nor.