Pour stopper la repression que l'armée serbe fait subir aux albanais du Kosovo, l'aviation des forces de l'OTAN commence à bombarder la Serbie le 23 mars. De nombreux responsables de l'OTAN affichent alors un scepticisme doublé d'inquiétude. De leur côté, les grecs, les macédoniens et les albanais redoutent une extension de cette guerre à leurs pays. Les quotidiens serbes, eux, soutiennent en bloc leurs dirigeants... à l'exception du journal Vreme.

1999-Slobodan MilosevicVreme accuse Slobodan Milisevic, président de la République Fédérale de Yougoslavie, d'agir à l'encontre des intérets du peuple serbe.

Sur le terrain, les troupes yougoslaves manoeuvrent pour garder le nord-est du Kosovo et la vallée de la Sitnica (avec ses exploitations minières) et pour y regrouper les serbes de la Krajina...

Au Kosovo, l'objectif des serbes n'est plus d'empêcher la partition mais de la rendre la plus avantageuse possible pour eux !

Pendant ce temps, les bombes de l'OTAN tuent indifféremment les civils et les militaires sur lesquels elles tombent.

Le Montenegro annonce alors qu'il envisage lui aussi de quitter la République Fédérale de Yougoslavie tandis qu'un affrontement entre L'Albanie et la Macedoine semble désormais inévitable.

Par ailleurs, l'offensive militaire menée par les USA (sous couvert de l'OTAN) commence à irriter de plus en plus la Chine et la Russie.


Certains des combattants de l'Armée de Libération du Kosovo (UCK) n'ont, quant à eux, qu'un seul objectif : maintenir leur contrôle sur les routes où s'effectue le trafic de la drogue ! Au bout de 79 jours, l'armée serbe se replie et les bombardements intensifs de l'OTAN cessent : la Chine et la Russie s'apaisent tandis que la République Fédérale de Yougoslavie va continuer à se désagrèger.