La Communauté Européenne (CE), lors de son 1er élargissement en 1973, met en place une politique sociale destinée à réduire les inégalités entre les pays qui la composent. A partir de 1979, le Parlement européen est élu au suffrage universel : les états choisissent de prendre en compte le poids de leurs populations respectives plutôt que leurs richesses. Puis, le Système Monétaire Européen (SME) est mis en place. Mais la Communauté hésite encore...

Europe economiqueVa-elle s'orienter vers la création d'une monnaie commune ou va-elle adopter une monnaie unique qui remplacerait les monnaies nationales ?

L'Europe bascule alors dans le néolibéralisme et, en 1986, crée l'Union Economique et monétaire qui permet la libre circulation des capitaux entre les états membres.

L'Espagne et le Portugal entrent dans la Communauté mais leur faible niveau économique oblige à la création d'un plan d'aide conséquent en leur faveur.

Des fonds d'aide économique sont créés et mis à la disposition de tous les pays ayant un Produit Intérieur Brut (PIB) faible. Entre 1987 et 1993, ces fonds sont doublés et de 1993 à 1999, ils augmentent encore de 40%. Cependant, le budget de la Communauté Economique Européenne (CEE) reste inférieur à 1% du PIB des 27 pays qui la composent. Pourtant, l'objectif ambitieux de la CEE est de mettre à niveau la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande...

L'idée est que ces 4 pays puissent rapidement accéder aux critères de l'Euro, la monnaie unique. Après 1990, François Mitterrand, le président français, s'emploie à persuader l'Allemagne unifiée qu'elle doit adopter le projet d'une monnaie unique en Europe. L'Allemagne accepte alors, en échange de l'engagement des 26 autres pays de contenir leurs déficits publics sous la barre des 3% de leur PIB...