Parallèlement à son métier d'avocat, Léon Blum s'intéresse à la littérature et est notamment collaborateur à la revue Ruy Blas. Il marque un grand intéret pour l'affaire Dreyfus et, au contact de Lucien Herr, bibliothécaire de l'Ecole normale supérieure, il finit par embrasser les idées socialistes. En 1914, Léon Blum devient alors chef de cabinet du ministre socialiste Marcel Sembat et conserve ce poste jusqu'en 1916.

1932-Leon BlumAu Congrés socialiste de Tours de 1920, il déploie ses talents d'orateur pour faire barrage aux communistes...

Ces derniers veulent transformer la Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) en Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC).

En 1929, Blum est élu député et devient président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Puis il est élu président du Conseil en 1936 et met en place un gouvernement de Front Populaire...

Entraînés par les communistes, 2 millions d'ouvriers se mettent en grève pour maintenir la pression sociale sur le gouvernement. Léon Blum fait alors voter la semaine de travail de 40 heures, accorde 2 semaines de congés payés et une augmentation générale des salaires de 12%. Il fait également voter la non-intervention de la France dans la guerre d'Espagne. Puis, face à la fuite des capitaux, il dévalue le Franc avant de démissionner en 1937.


Le 10 juillet 1940, il est un des rares députés qui refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il est arrêté, emprisonné, et jugé en 1942. Le régime pétainiste livre alors le juif Léon Blum aux autorités allemandes qui le déportent aussitôt en Allemagne. Libéré par les soldats américains à la fin de la guerre, il rentre en France où il reprend la vie politique et participe activement à la création de la 4ème République.