En 1952, le Parti Communiste Indien (marxiste) abandonne la lutte armée et choisit la voie parlementaire démocratique. Au début des années 1960, le PCI-Marxiste (trotskiste) décide à son tour de prendre le chemin de la démocratie. Des petits groupes de maoïstes indiens se trouvent donc seuls pour continuer la guérilla révolutionnaire et ils subissent donc seuls la violente répression du gouvernement.

2000-camp NaxalLes maoïstes sont décimés mais, en 1967, ils réapparaissent dans le nord du Bengale.

Là, ils prennent la tête de la révolte des paysans de Naxalbari et y gagnent alors le surnom de Naxals.

Après quelques stages d'apprentissage chez les Tigres Tamouls, ils se spécialisent dans les explosifs qu'ils fabriquent dans des ateliers clandestins, répartis partout en Inde. 

Ils achètent également 7000 armes au Nepal et au Sri Lanka pour équiper leurs combattants. A la fin du 20ème siècle, le gouvernement indien estime leurs effectifs à plusieurs dizaines de milliers d'hommes.

Les Naxals sont présents dans au moins 9 des états de l'Inde et leurs différents groupes se sont réunis au sein du Parti Communiste Indien Maoïste dont le siège est installé depuis 20 ans dans l'impénétrable jungle du Chhattisgarh. Dans cette région, les maoïstes Naxals ont ouvert des écoles et créé des réseaux d'irrigation pour les paysans. Ils ont ainsi gagné la sympathie de l'ensemble de la population rurale.

Cette population compte sur eux pour stopper l'exploitation de leur sous-sol par les compagnies minières qui ont obtenu du gouvernement un accord d'expropriation des paysans des régions du Chhattisgarh, du Bengale, du Jharkland et de l'Orissa. L'efficace opposition armée des maoïstes inquiète le gouvernement et le premier ministre considère les Naxals comme la plus grande des menaces qui visent la sécurité intérieure du pays...