En 1887, l'assemblée nationale bulgare désigne Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha comme prince héréditaire de la couronne...

Ce petit-fils de Louis-Philippe d'Orléans se proclame donc tsar de Bulgarie sous le nom de Ferdinand 1er en 1908 et, en 1915, entraine son pays dans la guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne et de l'empire Austro-Hongrois. Vaincu en 1918, il doit abdiquer. Il est remplacé par son fils, Boris III, qui instaure alors une dictature. Lorsque la 2nde guerre mondiale éclate, il refuse de s'allier à l'Allemagne et à l'Italie.


L'armée d'Hitler s'installe en Roumanie en 1941 et Boris III accepte de laisser les troupes allemandes traverser la Bulgarie. Cependant, malgré l'insistance d'Adolf Hitler, il refuse toujours de déclarer la guerre à l'URSS. En 1943, il se rend en Allemagne, à Berchtesgaden, puis meurt mystérieusement de vomissements dés son retour en Bulgarie.

1943-Boris III


Présidé par son frère le prince Cyrille, un conseil de régence dirige ensuite la Bulgarie, en attendant la majorité de Siméon II, le fils de Boris III.

En 1944, l'Armée rouge envahit la Bulgarie et le 1er février les communistes bulgares assassinent le prince Cyrille. Un référendum truqué, organisé le 16 septembre 1946, provoque l'abolition de la monarchie et l'expulsion de la famille royale. Siméon II et sa mère, Jeanne de Savoie, s'installent en Egypte, en compagnie de la famille du jeune roi Victor-Emmanuel III d'Italie. Siméon II entre ensuite au lycée français de Madrid, en Espagne.

En 1955, Siméon II part aux USA où il suit une formation militaire à la Valley Forge Military Academy de Pennsylvanie. Puis, en 1962, il épouse une riche et noble héritière espagnole. Il devient conseiller économique, tout en aidant l'opposition clandestine bulgare pendant plusieurs années. En 1967, il se résigne cependant : il a compris qu'il ne remonterait jamais sur le trône de Bulgarie et cesse alors son activisme politique.