Jorgealessandri1La grande bourgeoisie se partage depuis longtemps le pouvoir au Chili. En 1941, le Parti Radical s'associe à des syndicats de salariés et forme L'Alliance Progressiste. Elle permet au radical Antonio Rios de devenir président du Chili en 1942.

En 1946, le radical Gonzalez Videla se présente comme "candidat du peuple" et est élu avec les voix des socialistes et des communistes. Videla oublie ensuite ses promesses électorales...

Cédant à la demande des USA, il fait voter une loi de défense de la démocratie en 1948 : le Parti Communiste Chilien devient illégal et ses dirigeants sont déportés dans le camp de concentration de Pisagua.

La loi martiale est instaurée, les manifestations sont interdites et les forces de l'ordre tirent sur tout attroupement. Le président Harry Truman invite par la suite Gonzalez Videla aux USA où l'Université de Columbia le fait docteur honoris causa.

Le 4 septembre 1952, il est chassé de la présidence par un coup d'état du colonel Ibanez. A la tête d'un assemblage de paysans et de sociaux-démocrates, Ibanez se fait ensuite élire par les chiliens les plus déshérites.

En 1957, la population de Santiago manifeste contre une vertigineuse flambée des prix : le colonel dépêche l'armée qui tire sur la foule et tue 40 personnes. L'année suivante, c'est le financier Jorge Alessandri qui est élu président...


Candidat de la grande bourgeoisie, il a été soutenu par les grandes compagnies américaines qui exploitent le cuivre chilien. Malgré cela, Jorge Alessandri n'est élu qu'avec 30.000 voix d'avance sur le second, un certain Salvador Allende, candidat de l'alliance entre les socialistes et les communistes.


En 1960, à son retour des USA, Alessandri déclare que tous les malheurs du Chili viennent de Cuba. Il rompt les relations avec ce pays et instaure la loi martiale...