1940-Charles de Gaulle et Felix EboueLe 26 août 1940, Félix Eboué, gouverneur de l'Afrique Equatoriale Française (AEF), se rallie au général de Gaulle. L'AEF fournit alors du caoutchouc aux alliés et procure l'or qui alimente la trésorerie de la France libre à Londres.

Mais l'AEF met également un Etat à la disposition de De Gaulle (ce qui lui permet d'affirmer au monde que le régime de Vichy n'est pas légitime), ainsi qu'une poignée de troupes qui se bat sous commandement britannique.

Le 1er mars 1941, le commandement devient français et, avec ses 300 hommes, le colonel Leclerc traverse 800 km de désert saharien pour prendre aux italiens la forteresse de Koufra.

A partir de 1943, 17.000 noirs sont recrutés au Tchad et au Cameroun pour grossir les rangs d'une armée de 12.000 soldats noirs et de colons blancs déja en place.

Dans les villes, ils sont volontaires : les blancs par patriotisme et les noirs avant tout pour avoir les avantages des tirailleurs. En zone rurale, les chefs de la France libre passent commande aux chefs tribaux pour qu'ils leur livrent des hommes. Pour éviter les désertions, ces soldats là sont enchaînés.

En cette même année 1943, l'Afrique du Nord se rallie à son tour à la France libre et Leclerc récupère ainsi un grand nombre de troupes composées de nord-africains et d'européens. Puis, en 1944, l'état-major américain fait une demande particulière aux français...

Les américains exigent que les français fassent comme eux et n'aient pas de combattants noirs dans leurs effectifs. Leclerc accepte d'autant plus facilement qu'il considére lui-même "les noirs inaptes à la guerre en Europe". C'est la raison pour laquelle 2 bataillons de noirs camerounais seulement viendront s'illustrer dans les batailles de Tunisie, d'Italie, de Provence et des Vosges.