Le 25 juillet, Mussolini est arrêté. Les communistes corses se préparent alors à prendre le pouvoir et, au lendemain de la capitulation de l'Italie voisine, les maquis corses du Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France déclenchent une insurrection. Les maquisards déclarent aux populations de l'île que les conseils municipaux indignes sont déchus et remplacés par des patriotes... du Front National.

1944-FrontNationalLes communistes du Front National s'emparent ainsi de plus de 200 communes. A Ajaccio, le préfet nommé par Pétain est maintenu en poste mais est placé sous le contrôle d'un conseil de préfecture dirigé par les maquisards.

Ils lui font signer un arrêté préfectoral qui stipule que les combattants du Front National sont les seuls habilités à suppléer la police. Les communistes s'apprètent ensuite à s'emparer du reste de l'île...

Le général de Gaulle, qui a été prévenu de ce qui se passe en Corse, parvient difficilement à redresser la situation et à imposer le pouvoir provisoire de la France libre dans l'île.

Désormais convaincu que les évènements de Corse pourraient se reproduire sur le continent, il se tient sur ses gardes. Ses craintes se confirment dés le printemps 1944 quand le Parti Communiste Français (PCF) commence à infiltrer la hiérarchie de la résistance.

Effectivement, le PCF place en grand nombre ses cadres, officiellement ou non, dans les Comités Départementaux de la Libération (CDL) et dans l'état-major des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). De Gaulle s'empresse alors d'installer des commissaires de la République en province et des secrétaires ministériels à Paris... Mais, le 6 juin, sans attendre la fin du bras de fer qui oppose gaullistes et communistes, les alliées débarquent en Normandie.