Depuis septembre 1939, l'armée allemande et l'armée française se font face en Alsace. Puis, le 10 mai 1940, la Wehrmacht lance une offensive fulgurante contre la Hollande avant de poursuivre vers la Belgique. Les Pays-Bas et la Belgique capitulent rapidement. L'armée allemande, qui a déja passé la frontière nord de la France, s'applique à coordonner les attaques de sa redoutable aviation avec celles de ses puissantes unités de blindés.

Monument_Jean_MoulinLes allemands poussent devant eux des centaines de milliers de civils belges et français qui, en fuyant, concourent malgré eux à désorganiser un peu plus l'armée française. La Wehrmacht s'empare de Sedan, puis des côtes de la Manche.

Une colonne de réfugiés atteint Chartres où le préfet, un certain Jean Moulin, organise leur accueil et leur ravitaillement. Puis, le 3 juin, l'armée allemande arrive à son tour à Chartres...

Les Stukas attaquent la base aérienne et la bombardent, touchant aussi la vieille ville où ils font plusieurs victimes civiles. Entretemps Paris tombe aux mains de l'Allemagne et, le 17 juin, Chartres est prise à son tour.

Le préfet Jean Moulin attend les vainqueurs à la Préfecture. Deux officiers allemands lui ordonnent alors de signer un document qui dénonce 9 meurtres de civils, soit disant commis par des soldats français noirs. Jean Moulin refuse.


Il est alors arrêté et les allemands le torturent pour le forcer à signer. Ils le laissent ensuite dans une cellule et, dans la nuit, Jean Moulin se tranche la gorge avec un morceau de verre pour être sûr de ne pas céder.


Il est découvert gisant dans son sang au petit matin et, sur ordre du commandant allemand, est urgemment envoyé à l'hopital de Chartres. Remis sur pied, il est ensuite ramené à la Préfecture où il est désormais laissé tranquille.