1944-Maurice Thorez-En France, dans les mois qui suivent le départ des allemands, la direction du Parti Communiste Français (PCF) refuse d'accepter le pouvoir que le général de Gaulle a mis en place, s'oppose à ce que les résistants FFI rendent leurs armes et n'accepte pas qu'ils intègrent l'armée régulière de la France.

Le PCF organise alors une coordination nationale des Comités Départementaux de Libération pour remplacer les préfets et met en place des "milices patriotiques". Ces milices ont la mission de se substituer à la police nationale. Le 28 octobre 1944, le gouvernement tente de les dissoudre mais n'y parvient pas.

Le PCF accentue ensuite l'épuration : toutes les françaises qui sont soupçonnées d'avoir couché avec des allemands sont tondues en public et plus de 300.000 personnes sont emprisonnées sans jugement.

L'objectif du PCF est d'obtenir une insurrection révolutionnaire généralisée mais... elle ne se produit pas.

C'est pourquoi, le 19 novembre, à Moscou, Joseph Staline sermonne Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF. Staline considère que la situation n'est plus favorable au PCF parce que l'autorité de De Gaulle est désormais acceptée par les forces alliées : le temps de l'apaisement est venu.

De plus, l'insurrection n'a eu lieu qu'à Paris, Marseille, Lille et Thiers et les FFI n'ont réellement libéré que 31 villes. La décision de Staline est sans contestation possible : le Parti Communiste Français n'est pas assez fort pour s'emparer de la France ! Maurice Thorez et la direction du PCF s'inclinent et acceptent alors la légalité républicaine. Désormais, les gaullistes et les communistes vont s'évertuer à embellir l'image de la Libération en faisant croire aux françaises, aux français et au reste du monde que la population du pays y a largement participé.