Georges Clémenceau se fait connaître en défendant ardemment le capitaine Dreyfus puis, en 1902, tout radical qu'il soit, il s'en prend farouchement au "bloc des gauches" qui est désormais à la tête de la France et est donc mis à l'écart par les partis de gauche. Cependant, en 1906, c'est à lui qu'ils font appel pour devenir président du Conseil. Très anticlérical, Clémenceau se rallie au camp de ceux qui ont décidé de séparer l'église de l'état.

1917-Georges ClemenceauIl affirme également sa volonté de mener des réformes sociales mais, en 1907, le milieu ouvrier subit la violente repression qu'il fait mener contre les vignerons du sud de la France, contre les travailleurs des carrières de Draveil et, en 1908, contre les cheminots de Villeneuve-Saint-Georges.


Les partis de gauche lui tournent de nouveau le dos et Jean Jaurès n'hésite pas à le qualifier de criminel. Clémenceau quitte alors la présidence du Conseil en 1909.


En 1914, il se consacre entièrement à son journal L'Homme Enchaîné, dans lequel il dénonce un gouvernement qui, selon lui, perd la guerre depuis le début.

C'est pourquoi son ennemi, le président Raymond Poincarré, le nomme en 1917 à la tête du gouvernement, convaincu de le mettre ainsi en situation d'échec.

Mais Clémenceau mène alors une politique ultra autoritaire : il gouverne seul, le parlement est muselé et il fait arrêter les pacifistes et les radicaux.

Puis, il multiplie les visites aux soldats du front, parcoure les tranchées et ordonne à l'état-major d'attaquer sans répit. Son comportement de chef de guerre et son acharnement à vaincre participe certainement à la victoire de la France en 1918. Clemenceau se transforme ensuite en un intraitable artisan du Traité de Versailles puis, en 1919, il est candidat à la présidence de la République française pour remplacer Raymond Poincarré...