Après avoir voulu sans succès adhérer au Parti Communiste Néerlandais, Petrus Fortuyn, maître-assistant en sociologie, devient membre du Parti Travailliste. Puis il le quitte et crée Liste Pim Fortuyn (LPF), un parti dont le programme consiste avant tout à refuser l'immigration et à dénoncer l'islamisation des Pays-Bas. Il affirme toutefois ne pas être raciste et refuse que le LPF soit considéré comme un parti d'extrême-droite.

2001-statue de Pim Fortuyn"Pim" Fortuyn ne cache pas son homosexualité et fréquente régulièrement les bars pour hommes de Rotterdam. Les partis conservateurs, défenseurs des valeurs traditionnelles de la famille, gardent donc soigneusement leurs distances.

En novembre 2001, Fortuyn prend la tête de la liste électorale du LPF et déclare que la Hollande doit arrêter de recevoir 40.000 immigrés par an car le pays, avec ses 16 millions d'habitants, a une population désormais suffisante.

Pim Fortuyn critique autant les conservateurs que les sociaux-démocrates et dérange donc les partis qui, depuis des décennies, se partagent alternativement le pouvoir.

Désormais devenu un riche homme d'affaires, ses prises de positions populistes et nationalistes le font cependant monter toujours plus haut dans les sondages.


Les spécialistes du monde politique néerlandais pensent alors qu'il y a de très fortes chances qu'il devienne le prochain chef du gouvernement des Pays-Bas...


A quelques jours du scrutin, alors qu'il sort d'un studio de radio, Pim Fortuyn est assassiné par Volkert van der Graaf, militant d'extrême-gauche. L'annonce du meurtre provoque la colère des partisans de Pim Fortuyn et la police a quelques difficultés à rétablir le calme. Par la suite, plusieurs politologues des Pays-Bas s'interrogent : Volkert van der Graaf aurait-il pu être manipulé par une partie de ceux qui voulaient garder les commandes du pays ?