Des millions d'européens ont confiance dans la puissante Internationale Socialiste et ils pensent que son pacifisme suffira à préserver la paix. En France, Jean Jaurès, un député socialiste révolutionnaire, est considéré comme le guide de cette Internationale. Il prêche la guerre à la guerre par la grève générale et l'insurrection populaire et, avec lui, les ouvriers allemands et français se disent prêts à s'opposer aux marchands de canons !

A Vienne, en ce début de juillet, les funérailles de l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg et de son épouse viennent de s'achever. Le kaiser allemand Guillaume II a réaffirmé sa fidélité au vieil empereur François-Joseph avant de partir tranquillement en croisière. Tout semble se calmer. Puis, brusquement, le 23 juillet, l'Autriche adresse un ultimatum blessant à la Serbie. Les diplomates tentent alors de faire redescendre la tension...

Mais, le 25 juillet, le tsar Nicolas II de Russie déclare avec fougue qu'il soutient la Serbie. Le 28 juillet, l'Autriche, forte de l'assurance du soutien militaire de l'Allemagne, déclare alors la guerre à la Serbie. Le jeu des alliances conduit l'Allemagne et l'Italie à prendre le parti de l'empire Austro-Hongrois et l'Angleterre, la France et la Russie à prendre celui de la Serbie. C'est à ce moment là que Jean Jaurès est assassiné...

1914-premiers face a face

L'Internationale Socialiste et le camp de la paix perdent ainsi leur meilleur défenseur ! En quelques jours seulement, l'ensemble du peuple français décide de s'unir contre l'ennemi héréditaire et, le 2 août, dans leurs impeccables uniformes bleu et rouge, les conscrits français partent au devant de l'envahisseur allemand. Ils vont désormais permettre à leurs généraux de pouvoir tester enfin l'efficacité de leurs plans secrets...