Au lendemain de la signature de l'armistice, le capitaine d'aviation Maurice Ripoche décide de résister contre l'occupation de la France par l'Allemagne. En août 1940, ses amis Pierre Beuchon, Yves Chabrol et lui-même créent un groupe qu'ils nomment "Ceux de la Libération" (CDL). Ils se donne comme mission de chasser l'occupant par la violence pour pouvoir établir un "état fort et corporatiste, libéré des étrangers et des fils d'étrangers".

1940-Ni fascisme ni communismeUne fois le pays libéré, le CDL ne veut plus avoir à supporter les politiciens et "leurs bavardages"... et pas plus "les juifs apatrides".


Le trio se met ensuite à recruter dans les milieux nationalistes, notamment parmi les anciens membres du Parti Social Français (PSF) du général de La Rocque, ainsi que parmi les aviateurs et les militaires. Le CDL s'agrandit et, au bout de quelques mois, peut compter sur plusieurs milliers de nouveaux membres.


Ses principales activités sont le renseignement et, à partir de 1942, l'aide à l'évasion des aviateurs alliés tombés sur le sol français.

Le CDL n'est pas plus épargné que les autres mouvements de résistance : en mars 1943, Maurice Ripoche est arrêté. Condamné à mort, il est emmené en Allemagne où il est décapité. Roger Coquoin, un de ses remplaçants, est abattu en décembre 1943 et le colonel Ginas est arrêté en janvier 1944.

Gilbert Védy, qui est à son tour pris par la Gestapo, parvient à se suicider en avalant sa pillule de cyanure dans sa cellule. Ensuite, Maurice Vannier est déporté dans le camp de Buchenwald où il meurt le 15 avril 1945. André Mutter, ancien membre du Parti Social Français, prend à son tour la direction du CDL et ce sera lui qui le représentera au sein du Conseil National de la Résistance (CNR)...