La province du Sandjak est rattachée en 1920 au territoire de la Syrie, alors sous mandat administratif de la France. La Turquie proteste aussitôt auprès de la Société des Nations et le Sandjak obtient une autonomie renforcée. Puis, à la fin des années 1930, pour s'attirer les faveurs de la Turquie, la France lui cède le Sandjak, que les turcs appellent Hatay. Les syriens élèvent alors une protestation mais n'obtiennent rien.

SyrieEn 1976, dans le cadre d'un projet d'accord touristique entre la Turquie et la Syrie, une délégation d'état de la Turquie se rend à Damas. Les 2 parties s'installent autour de la table des négociations sur laquelle trônent ensemble des drapeaux turques et syriens.

C'est alors qu'un sous-secrétaire d'état turc remarque que, sur une carte accrochée à un des murs de la salle, la province turque d'Hatay se trouve dessinée dans le territoire syrien !

Le sous-secrétaire turc exige alors que les officiels syriens retirent cette carte provocatrice de la salle et, sans attendre la réponse, quitte la pièce.

La délégation syrienne, inquiète des proportions que pourrait prendre l'affaire, retire sur le champ la carte incriminée et parvient à convaincre les turques de revenir à la table des négociations. En 1988, en Arabie Saoudite, une carte du Moyen-Orient est affichée au mur du siège de la défense aérienne saoudienne...

Le Hatay y figure dans le territoire de la Syrie. Un colonel de l'armée turque découvre cette carte et, assez irrité, fait une remarque très acerbe à un commandant saoudien. Mais l'incident, là encore, reste sans conséquence. Au début du 21ème siècle, les cartes géographiques syriennes tracent toujours le Sandjak (Hatay) comme une province appartenant de droit à la Syrie.