Le Grand Quartier Général de l'armée française ordonne, au printemps, une campagne d'attaques sur le front de l'Artois. Le général Joseph Joffre déclare alors à Raymond Poincarré, président de la République, qu'il "compte obtenir une décision en France avant le mois de mai". Puis, en automne, il ordonne "l'offensive de la victoire" et 400.000 soldats, soutenus par 2000 canons, attaquent plus 35 kilomètres de front allemand en 2 endroits...

1915-cimetiere de soldats francais

Les français, au prix de pertes monstrueuses, ne gagne que quelques kilomètres. A l'arrière, la population n'est pratiquement pas informée de ce qui se passe, les journaux subissant le contrôle minutieux de la censure. En temps de guerre, il leur est interdit d'émettre la moindre critique sur le gouvernement ou le commandement militaire.

Par contre, les nouvelles relatant les victoires des troupes de l'Entente franco-anglaise doivent être glorifiées. Des informations sur la grande lâcheté des "boches", sur leur manque de combativité et sur l'exécrable qualité de leur armement sont également abondamment servies aux français de l'arrière.

Ceci à pour but de les aider à comprendre pourquoi le front ennemi a été si facilement enfoncé et pourquoi la guerre est en passe d'être gagnée par la France et ses alliés ! Quant aux poilus, ceux qui reviennent auprès des leurs pour de très rares permissions préfèrent taire la réalité de l'enfer qu'ils subissent pour de ne pas les horrifier.