La coalition de partis nationalistes afrikaners que dirige Daniel François Malan prend le pouvoir en Afrique du Sud en 1948. Elle instaure un système d'interdits économiques, juridiques et politiques à l'encontre des populations noirs qu'elle nomme Apartheid. Puis, en 1951, le gouvernement de Malan met en place des "réserves autonomes". L'objectif est de séparer les noirs des blancs afin de préserver la pureté de la race blanche.

1948- Gouvernement Sud-AfricainLe Bantu Authorities Act attribue ensuite quelques territoires aux tribus bantoues et environ 75% de la population sud-africaine doit aller s'entasser sur 13% de la superficie du pays. En 1959, le Bantu Self Governement autorise les noirs a former un gouvernements local composé de chefs de tribus dans chacune de ces réserves. Une dizaine de "bantoustans" sont ainsi créés, chacun hébergeant une (et une seule) des ethnies bantoues.

Chaque noir sud-africain a donc l'obligation de rejoindre la réserve qui est attribuée à son ethnie. A la fin des années 1970, le gouvernement sud-africain accordent aux différents territoires où s'entassent les noirs une pseudo indépendance. Mais les bantoustans, totalement dépourvus d'industries, ne peuvent se développer économiquement et doivent se contenter de pratiquer une agriculture vivrière qui n'apporte pas l'autosuffisance alimentaire.

Pour survivre, les noirs cherchent alors à obtenir un "pass" afin d'avoir le droit d'aller chercher un travail en dehors du bantoustan comme ouvrier dans une mine ou comme serviteur dans l'exploitation agricole d'une famille de propriétaire blancs. Puis, en 1994, l'Afrique du Sud change : l'Apartheid et les bantoustans sont supprimés. Les quelques 25% de blancs acceptent alors de partager le pouvoir avec les 75% de noirs sud-africains...