Au début du 20ème siècle, l'océanographe écossais William Bruce vend à l'Argentine le microscopique observatoire météorologique d'Orcadas qu'il a lui même installé sur le continent Antartique. L'Argentine devient ainsi le seul pays qui soit présent en permanence sur ce continent. Puis, en 1943, le Chili, la France, la Norvège, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre déclarent leur souveraineté sur une portion de l'Antartique.

1959- le continent AntarctiqueEn 1951, l'Institut Antartique Argentin (IAA) s'installe en Antartique tandis que les revendications territoriales de l'Argentine empiètent largement sur celles du Chili et de l'Angleterre, générant ainsi plusieurs litiges.


C'est pourquoi, le 1er décembre 1959, tous les états qui revendiquent un morceau de l'Antartique doivent signer le Traité de Washington et abandonnent ainsi toute revendication territoriale jusqu'en 2031.


Les signataires de ce traité s'engagent également à échanger entre eux leurs résultats scientifiques. Cependant, en 1969, l'Argentine installe une base militaire sur le continent Antartique. Son armée réussit même à construire une piste d'atterrissage. Elle est régulièrement déneigée par les vents glaciaux qui y soufflent en permanence. L'Argentine entretient ainsi un total de 6 bases permanentes et de 7 bases temporaires.

Puis, en 1991, la signature du Protocole de Madrid par une soixantaine de pays permet de classer l'Antartique comme réserve naturelle, théoriquement inviolable. Désormais, le continent blanc doit rester exempt de toute pollution, de tout dépot de déchets nucléaires et... de toute arme.