A l'automne 1940, l'industriel Jacques Arthys rassemble quelques uns de ses anciens cadres. Avec eux, il édite des "lettres aux français" clandestines et organise des passages dans la zone sud, qui n'est pas occupée par les allemands. Ce groupe s'allie ensuite à un autre petit noyau et ils forment ensemble le réseau Organisation Civile et Militaire (OCM). Des fonctionnaires du ministère des Travaux Publics les rejoignent ensuite.

1944-colonel Alfred TounyDes militaires de Réunion des anciens de Saumur (dont le colonel Alfred Touny, ancien membre des Croix-de-Feu) viennent également gonfler les effectifs de l'OCM, laquelle recrute des militaires, des industriels et des universitaires issus de la bourgeoisie.


En décembre 1941, Jacques Arthys est arrêté. Le colonel Alfred Touny le remplace alors jusqu'en février 1944, date à laquelle il est à son tour capturé par la Gestapo.


Maxime Blocq-Mascart reprend la tête du réseau et noue des liens avec d'autres groupes comme Libération-Nord, Armée des Volontaires, les gaullistes du groupe Maintenir ou les membres du réseau Confrérie Notre-Dame. Par ailleurs, l'OCM crée le réseau de renseignements Centurie, charge Jacques-Henri Simon de contacter ceux de la France libre à Londres et met également en place des unités paramilitaires.

Jacques-Henri Simon fait parvenir au général de Gaulle 2 mémoires dans lesquels il préconise de mettre en place un régime présidentiel pour gouverner la France après la guerre... Charles de Gaulle s'en inspirera d'ailleurs pour créer la 5ème République. L'OCM aura, au total, compté plus de 60.000 résistants dans ses rangs. Environ 9000 d'entre eux ont été tués (une partie en France, les autres en Allemagne où ils ont été déportés).