Le 7 juillet, quand éclate le mouvement de révolte des étudiants de Téhéran, la classe politique iranienne est, dans un premier temps, stupéfaite. Puis, dans la nuit du 8 au 9 juillet, la police et des milices ultra-conservatrices pénètrent dans la cité universitaire. A la suite de cette intrusion nocturne, le bilan officiel annonce 1 mort et 3 blessés mais, de leur côté, les étudiants affirment qu'il est en réalité de 5 morts.

2013- campagne electorale de Hassan_RouhaniPar solidarité avec les étudiants de Téhéran et pour protester contre les violences policières, ceux de 4 autres villes iraniennes descendent alors dans les rues pour manifester.

Ce mouvement de protestation devient ainsi le plus important depuis le début de la République islamique.

Le 11 juillet, les étudiants de Téhéran accusent nommément Ali Khamenei, guide de la République islamique d'Iran, de soutenir les milices intégristes qui les agressent...

Le 12 juillet, après 5 jours de révolte estudiantine contre l'absence de liberté et contre les violences policières, Ali Khamenei déclare alors que l'intervention des forces de l'ordre a été inacceptable. Il ajoute ensuite qu'il est amer de voir des jeunes être mécontents et dans le désarroi. 

La surprenante prise de position d'Ali Khamenei, chef de file des conservateurs et grand adversaire politique de Mohamad Khatami, le président réformateur de l'Iran, vise apparemment à satisfaire 2 objectifs : calmer les étudiants protestataires d'une part et, d'autre part, utiliser le contexte pour affaiblir le camp des réformateurs.