Dans le cadre du plan européen de restructuration de la sidérurgie, Raymond Barre, premier ministre français, annonce en 1978 la suppression probable de 12.000 emplois dans les usines de Longwy. Cette mesure, qui impacterait toutes les activités économiques, publiques et sociales de la région, déclenche une réaction de colère qui s'étend à toute la Lorraine. Le syndicat CGT affirment qu'aucun boulon des usines de Longwy ne sera démonté !

1984-Longwy

Pour faire reculer le gouvernement, un groupe d'ouvriers de la CGT préfère se lancer dans des actions spectaculaires...


A la fin de son concert à Metz, ils enlèvent Johnny Halliday et le force à visiter une usine à Longwy.


Ils attaquent ensuite la chambre patronale et le commissariat de la ville, avant d'occuper le relais de télévision de Longwy.

Puis ils installent une enseigne lumineuse géante qui, des hauteurs de la vallée, l'éclaire de ses 3 lettres : SOS. Leurs actions sont trés populaires et la CGT régionale accepte de financer Radio Lorraine Coeur d'Acier. La police tente d'intervenir pour fermer cette radio pirate mais se retrouve face à la population de toute la ville. La radio continue d'émettre puis... s'émancipe peu à peu du syndicat.

La CGT, propriétaire de la radio, décide alors de licencier les 2 journalistes qui y travaillent. Puis, le 13 octobre 1981, François Mitterrand, le nouveau président de la République française, vient à Longwy pour dire aux habitants que la sidérurgie a encore toute sa place dans la vallée... Mais, en 1984, le 1er ministre Laurent Fabius et lui même acceptent le plan européen d'Etienne Davignon qui prévoit la fermeture des usines sidérurgiques de Lorraine.