C'est au Salon Internationale de l'Automobile de Genève que le public découvre pour la première fois les versions de la Jaguar type E que le constructeur britannique entend voir parcourir les routes du monde entier. Sur son stand trône donc un coupé et un roadster. Le long capot basculant, utilisé précédemment lors des 24 Heures du Mans, cache un robuste moteur de 3,8 litres avec lequel la marque a déja obtenu de bons résultats.

1961-Jaguar type E

Ces nouveaux modèles possèdent un train arrière à roues indépendantes que les véhicules destinés à la compétition ne possèdent pas. Jaguar entend désormais faire de la type E une véritable routière et, par la suite, décide de l'équiper d'un puissant moteur de 4,2 litres et 6 cylindres. Puis elle la dote d'un autre moteur de 12 cylindres en V et de 4 freins à disque. Equipé de pneus "racing", le prototype atteint alors un impressionnant 241 km/h.

La version de série devra quant à elle se contenter d'une honorable vitesse de pointe de 215 km/h. et s'avère d'ailleurs extraordinairement stable à cette vitesse (qui est elle même incroyable à l'époque). Par contre, la Jaguar type E déteste les virages serrés et les routes mouillées. Par ailleurs, la carrosserie de la belle sportive britannique s'avère fragile et supporte extrêmement mal le moindre choc avec celle d'un autre véhicule.

Et, même si ce n'est que légèrement, s'appuyer sur son long capot cause immanquablement de funestes dégats ! Aprés la fin de sa carrière, les collectionneurs français de Jaguar type E vont se révèler particulièrement friands de cabriolets d'occasion équipés du fulgurant moteur V12. Cependant, à la fin du 20ème siècle, ils doivent être en mesure de pouvoir débourser quelques 500.000 francs pour s'en offrir un.