Le 23 mars, après le refus de la Serbie et de Slobodan Milosevic d'accepter son plan de paix au Kosovo, Javier Solana, secrétaire général de l'OTAN, donne l'ordre au commandement suprême des 19 pays alliés de lancer des opérations militaires aériennes sur la République fédérale de Yougoslavie. Les députés serbes se réunissent alors de toute urgence en séance parlementaire...

1999-Federation de YougoslavieA 191 voix contre 0, ils votent une résolution qui s'oppose au déploiement de troupes étrangères sur le Kosovo. Milan Milutinovic, président de la Serbie, déclare que son pays ne peut accepter la perte du Kosovo, laquelle provoquerait à terme l'éclatement de l'Etat serbe.

L'état d'urgence est alors proclamé et la mairie de Belgrade affirme aux populations inquiètes que l'approvisionnement des magasins sera assuré. Les responsables de Belgrade rappelle également que les différents emplacements des abris anti-aériens sont connus de tous.

Pavle Bulatovic, ministre fédéral de la défense, affirme pour sa part que, grâce au redéploiement des forces armées du pays, les frappes aériennes de l'OTAN devraient "à priori" ne pas faire de victimes civiles.

Il ajoute que, sachant celà, chaque serbe peut donc vaquer en toute tranquilité à ses occupations habituelles. De son côté, l'extrêmiste radical Vejislav Seselj compare les futurs bombardements de l'OTAN à ceux pratiqués "sans raisons valables par les américains, pendant la 2nde guerre mondiale, sur la Yougoslavie".