Pour avoir refusé de reconnaître le régime fasciste bulgare, Nicolas Petkov doit s'exiler. Il revient en Bulgarie en 1931 mais Adolf Hitler envahit son pays et Petkov est alors envoyé dans un camp de concentration. Puis, en 1944, la Bulgarie est libéré. Le 9 septembre, Petkov devient vice-président du conseil et signe un traité d'armistice à Moscou. En vertu des accords du Traité de paix interallié, la Bulgarie est alors placée sous occupation soviétique.

1946-BulgarieNicolas Petkov et le Parti Agraire dirige le pays jusqu'en 1945, date à laquelle le minuscule Parti Communiste bulgare s'empare du pouvoir par la force, avec l'appui de l'Armée Rouge. En 1946, le Parti Agraire et sa centaine de députés se retrouvent donc dans l'opposition. Petkov et son parti n'ont plus aucune influence sur la politique du pays mais ils dérangent toujours le pouvoir communiste. Le gouvernement décide alors de faire condamner Petkov à mort...

Nicolas Petkov est donc accusé de conspiration contre le régime. Puis, le 27 août 1947, la majorité communiste du parlement bulgare vote la dissolution du Parti Agraire, lequel est accusé d'être un rassemblement de forces fascistes qui veulent renverser le gouvernement et le régime communiste en se livrant à des activités subversives... Ce système d'accusation a été inventé par Adolf Hitler sous le nom de Gleichschaltung.

Le Gleichschaltung est utilisé par l'URSS dans d'autres pays inféodés pour y éradiquer les partis d'opposition : le parti de Nagy est éliminé de la même façon en Hongrie et le Parti Paysan de Roumanie disparait après l'arrestation de Maniu, son principal dirigeant. Les USA et l'Angleterre demandent alors à l'URSS l'organisation d'une réunion interalliée pour parler des libertés politiques... La réponse de l'URSS, si elle est très polie, reste résolument négative.