La presse écrite britannique est moribonde et une grande partie des journaux anglais sont en vente. L'australien Ruppert Murdoch, qui est déjà propriétaire d'une kyrielle de périodiques en Australie, flaire qu'il pourrait faire de bonnes affaires en Angleterre. Il débarque donc à Londres dans le but de racheter à vil prix des titres anglais. Il commence par la presse populaire et s'offre d'abord News Of The World.

Rupert_Murdoch_-_WEF_Davos_2007Puis, dans la foulée, il rachète The Sun avant de soutenir activement la candidature de Margaret Tatcher en 1979.

Contournant ensuite les lois antimonopoles, il parvient tranquillement à s'offrir The Times, un des plus prestigieux titres de la presse britannique.

Il décide de continuer sa quête effrénée d'achat de médias et part alors pour les USA où il prend la nationalité américaine avant de s'offrir le New-York Post et le Wall-Street Journal.

Afin de se diversifier, il prend ensuite possession du groupe télévisé Fox.

Son appétit est insatiable et, enchaînant achat de société sur achat de société, il met ainsi la main sur quelques 800 entreprises, reparties un peu partout dans le monde.

L'ensemble de "l'empire Murdoch" pèse aux alentours de 33 milliards de dollars de chiffres d'affaires et emploie au bas mot 5000 personnes.

En 1996, Ted Turner, le créateur du groupe télévisuel CNN, dit de son conccurent Ruppert Murdoch : "Comme Adolf Hitler, il contrôle les médias pour son profit personnel ! Cet homme est fou d'argent et de pouvoir !".