1942-Hermann GoeringA Nuremberg, en Allemagne, le procés des criminels de guerre nazis tire à sa fin. A tour de rôle, les juges lisent l'interminable jugement. Les accusés écoutent, impassibles.

Lorsqu'ils entendent leur nom, ils deviennent un peu plus attentifs, sans toutefois manifester le moindre sentiment. Seuls Doenitz et Raeder osent échanger quelques mots à voix basse.


Hermann Goering, un coude sur la table et la tête appuyée sur sa main, garde le silence et semble abattu. Lorsque le juge évoque son rôle dans le réarmement de l'Allemagne, il ne bouge même pas.


Baldur von Schirach porte des lunettes noires. A côté de lui, Rudolf Hess oscille de droite à gauche et sa tête tombe soudain sur sa table : il vient de faire un malaise et doit provisoirement être ramené dans sa cellule.

Puis, le 1er octobre, le tribunal interallié de Nuremberg énumère la liste de ceux qui sont condamnés à mort par pendaison... Goering, Ribbentrop, Roserberg, Keitel, Jodl, Kaltenbrunner, Franck, Frick, Streicher, Sauckel, et Bormann.

Rudolf Hess, Funk et Raeder sont condamnés à la prison à vie, von Schirach et Speer à 20 ans de prison, von Neurath à 15 ans et Doenitz à 10 ans.

Von Papen s'en sort : le tribunal a tenu compte de son discours du 16 juin 1934 dans lequel il dénonçait la terreur mise en place par le NSDAP. A l'époque, ce discours lui avait valu d'être arrêté par les nazis, qui lui avaient également retiré son titre de vice-chancelier.

Pour Fritzsche, les juges ont considéré qu'il n'était que l'instrument de Dietrich dans la diffusion de la propagande nazie en Allemagne, laquelle avait été méticuleusement ordonnée par Goebbels.