Organisé par le pouvoir communiste et aboutissant bien souvent à des condamnations à mort, un raz-de-marée de procès politiques submerge la Tchecoslovaquie en 1952.  Les condamnés proviennent du Parti Social-Démocrate, du monde paysan et des catholiques pratiquants mais également des ouvriers qui osent s'absenter de leur travail. Ces derniers sont systématiquement accusés d'être les responsables du chaos économique qui ravage le pays.

1967-DUBCEKEn 1962, la baisse brutale des exportations vers l'URSS modifie les priorités du gouvernement tchèque qui décide de tenter de réformer l'économie afin d'éviter à la Tchecoslovaquie de sombrer dans le marasme.

Le nombre de procés diminue fortement et la censure se relâche. Les ouvrages de l'écrivain Franz Kafka sont de nouveau autorisés tandis que la littérature, le théâtre et le cinéma tchèque commencent à retrouver un peu de liberté...

Puis, en 1967, le Congrès des écrivains dénonce le sabotage des réformes auquel se livre le pouvoir communiste. Des manifestations ont lieu : elles sont brutalement réprimées par la police.


Antonin Novotny, N°1 du Parti Communiste et président de la Tchecoslovaquie, essuie alors des critiques virulentes émanant de l'intérieur du parti. Le 5 janvier 1968, l'URSS choisit de jouer l'apaisement et remplace Novotny par Alexander Dubcek.


Dubcek met en place son équipe mais, en mars, les employés de la radio et de la télévision révèlent au pays la réalité dramatique de la situation économique, exigent un "socialisme à visage humain" et provoquent ainsi une vague de colère dans le pays. L'URSS décrète que la situation est inacceptable et, le 4 juillet, au nom du Pacte de Varsovie, prévient qu'elle est prête à intervenir militairement si le socialisme tchèque est menacé...