Depuis plus d'un siècle, les musulmans tchétchènes s'opposent militairement à l'invasion de leur pays par la Russie. Puis, en 1859, l'imam Chamil capitule et les russes colonisent peu à peu la Tchétchénie et l'Ingouchie...

Aprés 1917, le pays est "soviétisé" et devient la République Soviétique de Tchétchénie-Ingouchie. Ses populations, qui sont accusées d'avoir collaboré avec l'ennemi pendant la 1ère guerre mondiale, sont massivement déportées dans les steppes du Kazakstan. Ce n'est qu'en 1957 qu'elles sont autorisées à revenir en Tchétchénie... où elles découvrent alors que leurs terres sont cultivées par des agriculteurs russes.

1999-Aslan MaskhadovLa République Soviétique de Tchétchénie-Ingouchie disparaît en octobre 1991, date à laquelle le général Djokhar Doudaiev devient président de Tchétchénie.

Il proclame l'indépendance de son pays et des accrochages éclatent alors entre la Russie et la  Tchétchénie.

Leur intensité augmente et, en 1994, ils se transforment en une véritable guerre : l'armée russe bombarde Grosny, la capitale tchétchène, et tue plus de 90.000 personnes.


Un traité de paix est finalement signé le 30 août 1996 et, le 27 janvier 1997, le général indépendantiste Aslan Maskhadov est élu président de Tchétchénie.


Le 29 septembre, des attentats à l'explosif ont lieu en Russie et l'armée russe, qui a reçu l'ordre d'entrer en Tchétchénie, fonce sur Grosny. Les modérés et les radicaux tchétchènes s'allient contre l'ennemi russe mais, malgré leur union, la ville de Grosny tombe le 6 février 2000.

Les russes mettent alors en place un gouvernement qui leur est favorable, tandis que le général Aslan Maskhadov, chassé de la présidence, entre dans la clandestinité. L'armée russe, au nom de la lutte contre le terrorisme, engage alors une violente et sanglante repression contre les indépendantistes tchétchènes...