Créé en 1973, le Front Polisario (Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro) réclame la décolonisation du Sahara-Occidental. En 1975, l'Espagne se retire de la région : la Mauritanie et le Maroc se partage aussitôt ce territoire. Malgré cela, le Front Polisario forme un gouvernement destiné à diriger l'Etat-Sarahoui indépendant que ce mouvement revendique.

Combattantes du Front PolisarioLa Mauritanie choisit alors d'abandonner le conflit en 1979. Le Maroc s'empresse aussitôt d'occuper seul toute la région.

Une petite partie des 450.000 nomades qui vivent dans le désert du Sahara-Occidental se repartissent alors entre le Maroc et la Mauritanie...

Cependant, la plupart préférent se réfugier en Algérie.

En 1991, l'ONU obtient un cessez-le-feu entre le Front Polisario et le Maroc. Dans la foulée, elle propose un référendum d'autodétermination pour la population du Sahara.

Le Maroc refuse, arguant que l'Algérie arme les rebelles du Front Polisario. La Mauritanie choisit de rester neutre tandis que l'Espagne et la France soutiennent le plan de paix de l'ONU. De son côté, l'Algérie propose de partager la région en 2 parties distinctes : l'une pour le Maroc et l'autre pour créer un Etat-Sarahoui qui serait parfaitement indépendant.

En 2004, l'Afrique du Sud est la première nation qui accepte de reconnaître la République Sarahoui. Pour sa part, le Maroc campe sur ses positions et refuse toute partition, prétendant qu'un Etat-Sarahoui deviendrait rapidement un refuge pour le terrorisme. Le roi Mohammed VI prend également la parole pour affirmer que "le Maroc ne renoncera jamais à sa souveraineté sur le Sahara-Occidental"...